Trail des Coursières

Pour résumé ce trail je dirais « entrainement mental ».

Et oui, ce trail ne fut pas un trail facile. Je savais que faire un trail de 100km 15 jours après les 110km du Radicassant j’allais en baver, mais je penser musculairement.

N’étant pas au top de ma forme, avant le départ je me suis dis de respecter le 6min/km comme l’avait si bien fait Victorien lors du Radicassant.

Je retrouve sur le départ Oliver un membre de la team Trail Outdoor 69 qui me dis que tant qu’il est derrière moi je suis dans les temps. Oliver est toujours finisher mais il aime jouer avec les barrières horaire : )

Le départ est donné, les sensations sont bonnes je fais les 10 premiers km sans trop de souci, juste un petit mal de ventre que je traine depuis l’avant veille mais je respecte mes 6min/km.

Je suis même content de moi, car même si je me fais doublé je reste concentré sur mon allure. Sauf que voila après une petite descente je me dis qu’il est tant de m’arrêter pour aller au toilette car j’ai de plus en plus mal au bide. Je perds 10 bonnes minutes mais c’est pas grave sur 100km c’est rien.

Je repars mais toujours avec une boule au ventre, je comprends vite que j’ai plus envie de vomir qu’autre chose. Je ralenti dans une descente et op c’est sortie tout seul chef.

Bon merde la journée va être longue, je bois, mange et  surtout je me dis que ça va passer, nous sommes qu’au 17ème km.

Mais comme dans la pub « Et c’est pas fini ». Car oui par manque d’attention j’ai du me blessé lors d’une descente ou autre à la cheville car au kilomètre 20km la douleur se fait ressentir. Je ralentie le pas en me disant que c’est peut être rien, une douleur passagère. J’atteins le ravito au 32km et je me pose la question de l’abandon, oui l’idée met passé par la tête et pas qu’une fois. Mais voila comme je savais qu’il y avait Olivier derrière moi, je me suis dis que tant qu’il me récupère pas je suis dans les temps et donc les 3 points UTMB sont à moi.

Car oui je suis ici pour les 3 points UTMB pour pouvoir m’inscrire dès cette année à l’UTMB. ( Il faut 9 points en 3 courses sur 2 ans pour pouvoir s’inscrire à l’UTMB 2016)

Tant que je suis dans les temps, je serre les dents et j’avance, voila mon raisonnement et surtout celui de Laura, ma binôme de Raid, qui ne lâche jamais rien.

Des douleurs apparaissent au niveau du nerf sciatique, mais j’arrive a les enlever en m étirant de temps en temps. Ça me rappel ma pubalgie de l’été dernier, des mauvais souvenirs.

Au kilomètre 50, avant le ravito voila Oliver qui pointe le bout de son nez et mentalement je suis bien content de le retrouvé car je sais que mentalement il est présent et qu’on arrivera ensemble à finir.

Au ravito, je me fais strappé la cheville le médecin me demande si j’arrête. N’étant pas si fou que ça je lui demande si il pense que ça peut passé. Pour lui c’est une petite foulure, car sinon je n’aurais pas réussi à faire 30km, mais la décision m’appartient.

Je repars donc avec Oliver qui est tout heureux de pouvoir manger car il a souvent des problèmes de digestion sur de long trail. Nous repartons sur son rythme de 6km/h.

Nous nous complétons assez bien, les montées sont pour moi et lui les descentes, car oui les descentes ce jour ci je les déteste, enfin ma cheville.

Nous récupérons du monde qui était peut être partie vite car la première barrière horaire était assez serré, et qui accuse le coup. Pour Oliver ça commence à piquer mais le rythme est la, pour moi les muscles sont au repos mais que c’est dure.

Les kilomètres défilent, et nous arrivons au ravito du 81km ou nous retrouvons notre Prez. Petit mot de réconfort, de nutrition et op nous sommes repartie. L’estomac d’Oliver commence à lui jouer des tours et moi je commence à avoir mal aux genoux. En boitant sur autant de kilomètre c’est mes genoux qui sont entrain de me dire d’arrêter, mais c’est pas à 21km de l’arrivé qu’on va lâcher.

Dernier ravito, nous sortons les frontals et les manchons car la nuit va bientôt tomber, nous repartons assez vite pour pas trop refroidir. Dernière grosse monté et 7 kilomètres de descente avec du faux plat descendant, les portions qui me font le plus mal.

Sur les 4 derniers kilomètre je vois Oliver de plus en plus loin et moi j’en peux plus. La douleur commence à prendre le dessus sur le mental, mais Oliver m’attends à chaque croisement.

Nous passons la ligne d’arrivé à 22h31 ( 16h31 de course), très loin de mes 12h prévisionnelles. Mais FINISHER et donc 3 points UTMB supplémentaire.

Heureux d’avoir tenu mentalement cette douleur constante, d’avoir couru avec Oliver et d’être allé au bout avec lui.

Pour lui j’aurais pu finir avant mais lui aussi ma attendu sur la fin et m’a surtout permis d’avancer plus rapidement dans les descentes.

Pour conclure, 6 points UTMB en 2 semaines, une cheville dans le sac et des genoux qui demandent du repos. Mais un mental encore plus fort que je pensais et surtout une course même en marchant beaucoup dans les délais. Comme quoi il ne faut jamais lâcher, j’espère que je vais m’en rappeler si un jour j’ai envie d’abandonner.

Maintenant repos, de toute façon je peux rien faire d’autre : )

Une grand merci à Olivier, au organisateur pour cette course dans les mont lyonnais et surtout comme toujours aux bénévoles toujours souriant.

 

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